Renforcer la gouvernance et l’autorité de l’Etat par l’affirmation de la paix, de la sécurité et de l’Etat de droit

Le renforcement de l’Etat constitue la première pierre de l’édifice. Ceci suppose l’accélération et la conduite à terme de réformes majeures.

Assurer la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national constitue la base sur laquelle on peut construire un Etat et conduire le développement du pays. Cela appelle

des réformes essentielles dans les secteurs de l’armée, de la police et de la justice afin de mettre un terme définitif aux massacres, aux viols et aux violences perpétrées en RDCongo.

La consolidation de la démocratie est la seconde grande priorité avec deux défis principaux : conduire de manière satisfaisante et régulière dans le délai constitutionnel les processus électoraux qui s’annoncent, et renforcer les institutions parlementaires, nationales et provinciales qui en découlent.

La réforme de l’administration publique est une troisième priorité. Son accélération conditionne une dynamique nouvelle des services de l’Etat servant une meilleure efficacité dans la conduite des politiques publiques. Les principaux défis consistent à rendre opérationnel le nouveau projet de cadre juridique de l’Administration publique ; mettre sur pied des schémas d’organisation plus rationnels ; maîtriser les effectifs, améliorer les conditions de recrutement, redéployer les personnels en fonction des missions principales des ministères et des besoins dans les provinces ; réaliser un effort massif de formation des agents sur la base de plans de formation strictement hiérarchisés en fonction des besoins ; assurer de meilleures conditions de travail (paiement régulier des salaires, système de motivation, locaux et équipement).

L’amélioration de la gouvernance économique et de la gestion des politiques économiques conduira surtout à poursuivre les mesures de renforcement de l’administration fiscalo-douanière, à réformer la fiscalité par l’évaluation de la TVA, à réorganiser le système de comptabilité publique, à renforcer la gestion de la dette et à mettre en application le nouveau Code des marchés publics. La consolidation des fondamentaux budgétaires devrait également s’accompagner d’une évolution progressive vers un nouveau cadre budgétaire, par le passage d’une budgétisation des moyens à une budgétisation des programmes conformément à la loi sur la finance publique (LOFIP). En parallèle, les outils de planification et le système d’information statistique restructuré seront développés pour répondre aux besoins du pilotage de l’économie ainsi que du suivi du programme du gouvernement.

Enfin, la poursuite du processus de décentralisation et de développement local occupera une place majeure au sein des réformes de gouvernance. L’attention se focalisera sur la finalisation du cadre légal, la concrétisation du transfert progressif des compétences et des ressources, le développement des capacités humaines et institutionnelles des structures décentralisées et la mise en place d’outils de planification et budgétisation au niveau décentralisé.